Roland Shon - Théâtrenciel

Gyromances

Créé en 2011.

de Roland Shön facteur et colporteur d'images
Spectacle (pour un comédien et un musicien) et exposition

Texte, interprétation, peinture, objets : Roland Schön
Musique de jean-Jacques Martial, interprétée en direct par Jean-Jacques Martial (guitares et samplers) et
Roland Shön Bugle)
Regard extérieur : Jean-Paul Viot
Traduction en latin : Carine Reumea
Construction : Ludovic Billy

Dans cette nouvelle escapade dans l'imaginaire, Roland Shön raconte la longue et étrange histoire de la gyromance (du grec gyro, cercle, et de romance, pièce poétique populaire) qu'on peut considérer comme la préhistoire de la bande dessinée et du cinéma.

Cet art singulier, disparu de nos rues et de nos scènes, consistait à raconter une histoire en déroulant des images peintes sur un rouleau de toile. Roland Shön a déjà utilisé ce procédé dans son précédent spectacle NI FINI NI INFINI (2008).

Il raconte la gyromance à sa façon, autant en conteur qu'en conférencier, en s'enjouant des mots, des images, des objets, des sons pour embarquer le public dans une croisière gyrocambolesque qui commence au XVème siècle dans le port de Dieppe pour s'achever à l'aube du siècle dernier.

Son récit est étayé par la présentation de plusieurs objets (livre, statuette, photo, gravure, affiche) aimablement prêtés par La Fondation Volter Notzing qui a soutenu toutes les créations de Roland Shön depuis 1992.

Le clou de la soirée est évidemment le déroulement d'un rouleau peint, ayant appartenu au célèbre Mnémo le Gyromancier. Les images de ce rouleau sont filmées et projetées en direct sur un grand écran. La musique de Jean-Jacques Martial (basse et guitares électriques, samplers), interprétée elle aussi en direct, transforme cette projection en véritable séance de « protocinéma ».

La soirée se termine par la présentation, dans le hall du théâtre, d'une collection, réunie par la Fondation, de rouleaux de « gyromance de salon » peints par des artistes contemporains.

La soirée se termine par la présentation, dans le hall du théâtre, d'une collection, réunie par la Fondation, de rouleaux de « gyromance de salon » peints par des artistes contemporains.

Vivre une heure de GYROMANCES consiste à se replonger dans ce monde désormais aboli, celui d'un cabinet de curiosités insaisissables ou du dernier étage de la Cinémathèque avec son bric-à-brac d'objets dépareillés?On ne trouvera pas le mot gyromance dans le dictionnaire. Il reste à l'imaginer, à le rêver. Et c'est bien sur ce plan, irréductible au planisphère, que se fait finalement le voyage de GYROMANCES... Il faut en faire l'expérience. Et c'en est une, sensuelle et cocasse ! Laura Plas, LES TROIS COUPS, février 2011, www.lestroiscoups.com

Gyromances
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